La Saint-Jean-Baptiste dans la ruelle Fabre/Garnier

Dans la ruelle Fabre/Garnier

À la Saint-Jean de 2004, le comité festif de l’Association des résidants et résidantes du Plateau (ARRP) organisait une fête des plus joyeuses dans la ruelle Fabre/Garnier, comme en témoignent ces photos tirées du Fonds d’archives de l’ARRP.
Dans l’après-midi, des jeux et animations ont été organisés pour les enfants.
Ces activités ont été suivies d’un magnifique repas communautaire.

Saviez vous que …

La première célébration de la Saint-Jean-Baptiste, le 24 juin 1834, consistait en un banquet organisé par Ludger Duvernay dans les jardins de l’avocat John McDonnell. Duvernay avait entre autres l’idée de faire revivre une tradition, soit la célébration des fêtes de la Saint-Jean-Baptiste : cette tradition avait été interrompue depuis la Conquête. Duvernay voulait doter les canadiens-français d’une fête nationale annuelle. Duvernay gagne son pari : l’année suivante, les célébrations de la Fête nationale se répandent. En effet, on note des célébrations dans bon nombre de villages, dont Debartzch (aujourd’hui Rougemont), Saint-Denis, Saint-Eustache, Terrebonne et Berthier. La Rébellion des Patriotes de 1837-1839 provoque l’interruption des festivités pour une période de 5 ans. Le 9 juin 1843, Duvernay fonde l’Association Saint-Jean-Baptiste et invite publiquement la population à célébrer la fête nationale des Canadiens français, qu’il enrichit lui-même de la devise « Rendre le peuple meilleur ». C’est cette année-là à Montréal que s’est tenu le premier défilé à grand déploiement. C’est donc de cette époque que datent nos célèbres défilés de la Saint-Jean. Depuis lors, la Saint-Jean a été fêtée sans interruption à Montréal. Il est à noter qu’au cours des années 1930, Irlandais, Grecs, Italiens et Slovaques participent aux festivités de la Fête nationale ainsi qu’au Défilé démontrant tout le caractère cosmopolite de Montréal. Au tournant des années 1950, les fêtes de quartier se multiplient à Montréal. Des soirées de danse sont organisées au son de chansons traditionnelles. En 1977, le gouvernement dirigé par René Lévesque proclame le 24 juin jour de la Fête nationale du Québec. Cette journée sera désormais fériée et chômée et surtout, elle sera la fête de toutes les personnes habitant le Québec. Ce faisant, le 24 juin n’est plus associé exclusivement aux personnes pratiquant la religion catholique, mais revêt un aspect ouvert et laïque. Pour connaître les détails de l’histoire de cette fête : La Fête nationale du Québec, des origines à nos jours

À propos de Ludger Duvernay


Imprimeur, éditeur, fonctionnaire, journaliste, homme politique et patriote, né le 22 janvier 1799 à Verchères, Bas-Canada, il est décédé le 28 novembre 1852 à Montréal.
Source : Dictionnaire biographique du Canada.

Et la fête continue!

Une scène inusitée pour les Belles-Sœurs Le clou historique de la soirée se révéla être des extraits des Belles-Sœurs joués à partir des balcons arrière des maisons bordant les deux côtés de la ruelle, tout près de la maison natale de Michel Tremblay.
Voisines et amies du quartier ont répété pendant des semaines. Elles ont livré une prestation remarquable devant plus de 500 personnes absolument ravies!

La ruelle Fabre/Garnier… aujourd’hui une ruelle verte

Depuis cette mémorable fête de la Saint-Jean, la ruelle Fabre/Garnier (entre Mont-Royal et Gilford) est aujourd’hui une ruelle verte. En effet, en 2007, suite à une demande de l’éco-quartier Plateau-Mont-Royal, une subvention a été accordée pour son verdissement via le programme fédéral ÉcoAction. La ruelle Lafrance (entre Rachel et Marie-Anne) a aussi bénéficié de ce programme.
 

Brève histoire des ruelles de Montréal

Extrait d’un article de Mario Robert, historien et chef de la section des archives de la Ville de Montréal

Revitalisation : au début des années 1980, sous l’administration du maire Jean Drapeau et du président du comité exécutif, Yvon Lamarre, la Ville de Montréal met sur pied deux programmes : Opération Tournesol et Place au Soleil.
Opération Tournesol est un programme de subventions visant la démolition des hangars dans les cours arrière parce que trop souvent vétustes et qu’ils représentent de grands risques d’incendies.
L’opération Place au Soleil permet, après l’élimination des hangars, de transformer les ruelles en petits parcs. Jusqu’à l’abandon du programme en 1988, en raison des coûts, ce sont 58 ruelles qui sont aménagées.
En octobre 1984, les citoyens du Plateau qui demeurent aux abords de ruelles obtiennent de la Ville l’installation de dos d’âne qui sont qualifiés de « policiers silencieux » à la fois par les conseillers et les médias.
Depuis 1997, des projets de ruelles vertes ont vu le jour notamment sur Le Plateau Mont-Royal mais aussi dans Rosemont-Petite-Patrie, dans Centre-Sud ou dans Hochelaga-Maisonneuve. Dans ce dernier quartier, la ruelle animée du Dr Julien est incontournable. Les ruelles ont donc un riche passé mais aussi un bel avenir. Source : Vie de ruelles.

 

Promenade dans les ruelles du Plateau

Et pourquoi pas une visite des ruelles du Plateau? Yves Séguin, auteur du guide Marcher à Montréal vous propose une randonnée urbaine  : un parcours de 6 km dans des ruelles bien aménagées, entretenues et propres.

Accès au parcours


Commentaire

La Saint-Jean-Baptiste dans la ruelle Fabre/Garnier — Aucun commentaire

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

HTML tags allowed in your comment: <a href="" title=""> <abbr title=""> <acronym title=""> <b> <blockquote cite=""> <cite> <code> <del datetime=""> <em> <i> <q cite=""> <s> <strike> <strong>